Jeudi 18 juin 2009

Une fois n'est pas coutume, je me décide à écrire un article plutôt engagé.

Sur mon Facebook, je trouve ce matin une invitation à rejoindre un groupe "Pour le don du sang des homosexuels". Quelle n'est pas ma surprise en apprenant qu'en 2009, il existe encore des discriminations de ce type.

A la base, tout part d'une bonne intention. Au début de la propagation du virus, les homosexuels étant statistiquement plus à risque qu'un donneur, l'OMS, l'EFS et le ministère préfèrent les exclure du don. Intention louable dans les temps plus ancien, où la peur, les préjugés et l'ignorance régnaient en maître. En 1983...

L'obscurantisme en cette matière ne régnant plus, que reste t'il des années plus tard ? 


Nous savons que depuis de nombreuses années, les homosexuels sont moins touchés par l'épidémie que les hétérosexuels (1 homo contaminé pour 2 hétéros contaminés au premier semestre 2001). Statistiquement parlant, la catégorie de la population hétérosexuelle représente plus donc de risques aujourd'hui que la population homosexuelle.

Nous savons que chaque poche de sang est contrôlée. Bien sur, il existe toujours cette période "silencieuse", cette fenêtre des 2 semaines pendant laquelle le virus est indécelable. Mais, cette période est la même pour tous, hétéro comme homo !

Au contraire, le fait que chaque poche soit contrôlée permettrait peut-être de dépister le virus à temps chez certains et d'éviter la propagation. Il serait préférable d'entendre "vous êtes séropositif, on va se battre." plutôt que "Votre sida est déclaré, il est trop tard, avez-vous rédigez un testament ?"

Aujourd'hui, il m'apparait absurde de pointer du doigt les catégories dites à risques alors que la contamination passe avant tout par les PRATIQUES à risques.
En effet, pourquoi interdire le don à un homosexuel, seronégatif, pacsé et fidèle depuis de nombreuses années alors qu'on l'autorise pour des sodomites hétérosexuels, réfractaires au safe-sex.  Pourquoi les jeunes hommes ayant expérimenté une fois l'homosexualité dans leur tendre jeunesse sont stigmatisés à vie sur les liste de bannissement de donneur, alors que, par exemple, une femme hétéro, adepte de sexualité débridée et se faisant régulièrement gang-banguer sans capote pourra aller donner son sang sans soucis (au risque de passer par les mailles de cette fenêtre des 2 semaines).

Ce n'est pas un jugement moral ( Je pense plus que jamais que chacun doit faire ce qu'il veut de ses fesses. Enfin, si tout le monde est au courant des risques bien sur) mais une simple constatation.

 

Quitte à choisir, j'avoue avoir une large préférence pour le don de l'homo monogame et fidèle si mon fils avait besoin de sang dans les veines, que le don d'un hétéro polygame, inconstant et inconscient au niveau des risques .


Si le sujet vous intéresse ou vous concerne, je vous invite à signer la pétition:


http://www.equinoxe54.com/dondusang/php/index.php

 

Publié dans : Vie Pratique du Royaume - Communauté : partage - Par Princess Dwinette
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